Frères de sang

Le plus gros succès du cinéma coréen
Frères de sang
TAegukgi

Séoul, Corée du Sud, au début des années 1950. Jin-tae est un cireur de chaussures, qui consacre ses modestes ressources à l'éducation de son frère cadet, Jin-Suk, et espère envoyer prochainement celui-ci à l'université. Leur mère, veuve et handicapée, tient une échoppe avec l'aide de la fiancée de Jin-tae, Young-shin, qu'elle a recueillie quelques années plus tôt.
Tous les espoirs de cette familles s'effondrent brutalement le 25 juin 1950, lorsque la guerre éclate (Corée Du Nord envahissant la Corée du sud). Jin-suk est recruté de force et envoyé au front. Jin-tae tente vainement d'intercéder, et subit le même sort. Les deux frères rejoignent cette armée du Sud, mal équipée, mal nourrie, mal organisée, harcelée jour et nuit pas un ennemi supérieur en nombre et en force. Alors que la plupart de ses camarades cèdent au découragement, Jin-tae mobilisée toutes ses forces pour sauver Jin-suk et conclut un « marché avec ses supérieurs : il se portera volontaire pour les missions les plus dangereuses, et obtiendra la libération de son frère en échange d'une Médaille d'Honneur.
Ignorant tout de cet accord, Jin-suk ne voit dans la conduite héroïque de son aîné que vaine gloriole, et s'inquiète de le voir se métamorphoser en une brute sanguinaire. L'incompréhension, la ranc½ur tournent à la haine entre les deux frères, jadis étroitement unis mais que rien ne semble plus pouvoir désormais réconcilier. Ramenée à l'échelle d'un individu, la guerre n'est rien de plus qu'un obstacle aux désirs et aux desseins personnels.
C'est ainsi qu'elle nous est évoquée dans FRERES DE SANG.
Frères de sang
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# Postato giovedì 30 novembre 2006 05:18

Frères de sang

Ce film de guerre très percutant présente un intérêt à la fois historique et romanesque. Historique parce que le réalisateur retrace avec un réalisme extrême cette boucherie que fut la guerre de Corée en suivant la chronologie des principaux évènements de 1950 dans l'affrontement entre soldats du nord et du sud, auxquels se joindront les forces chinoises massives (des images très impressionnantes) et l'aviation américaine. Il filme l'action non seulement au front et dans les tranchées avec la violence la plus sanglante (des séquences insoutenables), mais aussi au niveau des populations civiles contraintes à l'exode quand elles ne sont pas massacrées de façon arbitraire. La réalisation cinématographique est extraordinaire car les combats sont souvent filmés au ras du sol, de l'angle de vue des soldats, ce qui donne des explosions étonnantes de pierres à travers l'image qui rendent compte du chaos des affrontements. Leur impact est renforcé par l'alternance entre des scènes panoramiques et des gros plans d'une expressivité intense. L'aspect romanesque et psychologique est développé par l'implication de deux frères dans cette guerre : le plus jeune, encore étudiant, est fragile et sensible, l'aîné simple cordonnier l'a toujours admiré et protégé avec un amour fraternel très fort ; mais la guerre, dont les horreurs bouleversent le cadet, galvanise l'aîné jusqu'à un héroïsme d'abord exemplaire puis de plus en plus déchaîné frôlant la folie barbare. L'affrontement n'est plus alors seulement entre deux camps mais aussi entre deux frères dans un rapport passionnel d'amour et de haine. Une réussite.
Frères de sang
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# Postato giovedì 30 novembre 2006 05:22